Les incidents déplorables survenus hier jeudi lors de la demi-finale qui opposait la Guinée équatoriale au Ghana dans le cadre de la 30e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football ont donné aux yeux du monde, une triste image du football africain. La CAF se devait de réagir promptement. La sanction prise à l’encontre de la Guinée Equatoriale vient de tomber.

 

 24 heures après les tristes agissements des supporters équato-guinéens, la Commission de Discipline de la CAF s’est réunit ce vendredi à Bata. En effet, le jury disciplinaire de la CAF, réuni en ce jour à Bata (Guinée équatoriale) a planché sur le rapport des officiels suite aux incidents qui ont émaillé cette deuxième demi-finale.

Il faut rappeler que le match s’est disputé à Malabo hier et a vu des supporters du pays hôte de la CAN jeté des projectiles sur les supporters ghanéens, les officiels ainsi qu’en direction des joueurs. Des blessés sont à déplorer.

 Se référant au code disciplinaire de la CAF dans ses articles 82, 83 et 151 relatifs respectivement au principe de conduite, de responsabilité et à la sécurité lors de l’organisation des matchs, le jury a condamné la fédération équato-guinéenne à payer une amende de 100.000 dollars américains pour le comportement agressif et récidiviste de ses spectateurs.
Il est demandé en outre à la Guinée équatoriale de prendre en charge le coût du traitement de tous les blessés lors de ce match.

 L’équipe nationale de la Guinée Equatoriale est obligée de jouer son prochain match à huis clos, sans spectateurs. Toutefois, au nom du Fair-play, le jury a décidé de suspendre le huis clos, à condition que les spectateurs ne récidivent pas lors du match de classement.



Au cas où des incidents identiques émaillent le match de classement le 7 Février 2015, le jury disciplinaire de la CAF imposera automatiquement la sanction de jouer à huis clos à l’équipe Equato-guinéenne qui devra jouer le prochain match officiel de l’équipe nationale sans spectateurs.

 La petite finale de la CAN 2015 oppose ce samedi 07 février 2015, l’Algérie et la Guinée équatoriale.
 

Boniface AGBE